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La Tate laisse en place un pochoir de Hepworth

2026년 8월 26일 오전 01:180

Un pochoir de deux mètres (6 pieds 6 pouces) représentant la sculptrice Dame Barbara Hepworth est apparu sur un mur de St Ives, en Cornouailles. Selon la BBC, dans son article du 27 juillet 2026, l'œuvre est attribuée au graffeur installé à Bristol Stewy et a été peinte sans autorisation. La Tate, propriétaire du bâtiment, a indiqué accepter pour l'instant que la pièce reste en place.

Le mur était l'atelier de Hepworth avant d'appartenir à la Tate

Le pochoir se trouve sur l'ancien bâtiment du Palais de Danse, un ancien cinéma et dancing que Hepworth a acheté en 1961 pour en faire son atelier. Single Form, sa sculpture la plus connue, installée devant le siège des Nations unies à New York, y a été créée. Elle a travaillé sur son prototype au Palais de Danse en janvier 1961.

Originaire de Wakefield, dans le Yorkshire de l'Ouest, Hepworth est morte en mai 1975 à l'âge de 72 ans dans un incendie accidentel survenu dans son atelier. Sa succession a donné le Palais de Danse à la Tate en 2015 et le bâtiment est en cours de transformation en espace artistique communautaire. Il se situe près du Barbara Hepworth Museum and Sculpture Garden, consacré à son œuvre.

La BBC a rapporté que la fresque était apparue un mardi de juillet.

La Tate reporte la décision, elle ne la tranche pas

Un porte-parole de la Tate a déclaré à la BBC : « Après en avoir parlé avec la succession Hepworth, celle-ci accepte que l'œuvre reste en place pour l'instant, le temps que nous échangions avec le conseil de Cornouailles sur la suite. »

Cedar Lewisohn, ancien commissaire spécialiste du street art à la Tate, a estimé que l'institution « gérerait cela avec délicatesse », tout en décrivant la nature de la pièce : « Au bout du compte, c'est un pochoir qui a probablement pris une minute à peindre, il a été posé sans autorisation, et le street art est par définition éphémère et n'est pas fait pour durer. »

La BBC a indiqué avoir contacté Stewy pour recueillir sa réaction.

Ce qui frappe tient à la procédure plus qu'au résultat. La survie d'une œuvre non autorisée se décide d'ordinaire par un seul propriétaire, vite et sans discussion. Ici, le mur appartient à un musée, la succession de la personne représentée a donné son avis, et un échange avec la collectivité reste à venir. La pièce n'a pas été protégée : on lui a laissé du temps.

Dix copies en carton déposées dans la ville

Stewy n'a pas laissé que le mur. Selon la BBC, il a réalisé dix versions plus petites au pochoir sur carton, les a marquées de sa signature et les a déposées à divers endroits de St Ives.

L'une a été laissée anonymement à la Penwith Gallery. Sophie Fraser, employée de la galerie, a raconté à la BBC : « J'ai repéré un morceau de carton posé contre le bureau, près de la porte d'entrée. Je savais que l'artiste en avait fait dix sur carton et je me suis dit que c'en était peut-être un ; en vérifiant, c'était bien ce que j'espérais. » La galerie l'a exposé à côté de Magic Stone, l'une des sculptures majeures de Hepworth.

Une pièce sur un mur disparaît dès que quelqu'un repeint. Dix pièces réparties dans une ville finissent dans dix mains différentes : aucune décision d'effacement ne peut donc supprimer l'ensemble.

Ce qu'en disent les habitants de St Ives

L'artiste Polly Jones a qualifié le pochoir de « wicked », génial dans le parler britannique, et a déclaré à la BBC : « C'est plutôt réussi, non ? Ça s'intègre bien. J'aime la façon dont elle lève les yeux vers le bâtiment où elle entreposait ses œuvres. »

Ann Swan, de passage depuis Loughborough, a ajouté : « C'est une icône dans cette ville et, dès qu'on la voit, on la reconnaît immédiatement. On dirait qu'elle est à sa place ici. »

Ni l'article de la BBC ni le communiqué de la Tate ne tranchent la question de savoir si ce pochoir aurait dû être peint. Ce débat ne se règle pas parce qu'une institution décide d'attendre.

La plupart des œuvres de rue disparaissent avant d'être documentées

Le pochoir de St Ives est documenté parce qu'un média l'a photographié et a interrogé des passants. La plupart des œuvres de rue ne le sont pas. Elles sont recouvertes en quelques jours ou quelques mois et, sans photographie, il devient impossible d'établir ensuite ce qui se trouvait à un endroit donné.

La carte Wallscape conserve les œuvres publiées avec leur localisation : la trace de ce qui se trouvait où survit au repeint du mur. Le fil montre ce qui se peint en ce moment dans les villes.

La Tate n'a pas décidé que le pochoir de Hepworth resterait. Elle a décidé de ne pas décider tout de suite. Dans l'intervalle, la seule chose qui dure, c'est la trace.

Source : BBC News, 27 juillet 2026.

Voir l’originalBBC News