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À Reno, le relief du mur complique la protection du mural

2026년 5월 16일 오후 11:530

Le relief du béton impose une application particulière

La fresque de California Avenue, à Reno, nécessite une méthode particulière pour recevoir une protection antigraffiti. Le Reno Gazette-Journal rapporte, le 15 mai 2026, que la ville étudiait cette application après la cérémonie de présentation de l’œuvre, dont le coût atteint 100 000 dollars. Le problème vient des profondes ondulations du mur en béton.

Les services municipaux ont expliqué que la plupart des fresques de la ville possèdent un revêtement antigraffiti, mais que cette surface constitue un cas particulier. Le reportage ne donne pas de date de réalisation du traitement. Il ne signale pas non plus que la nouvelle peinture a été taguée : il décrit une protection encore à mettre au point.

Pour les amateurs d’art urbain, cette situation rappelle que le support fait partie des conditions de conservation d’une œuvre. Le mur permet ici de déployer une peinture sur une grande longueur. Son relief pose aussi une question technique qui subsiste après l’achèvement du travail artistique.

Une longue paroi accueille une œuvre collective

La fresque s’étend sur 1 000 pieds, soit environ 305 mètres, le long de California Avenue, à l’ouest du centre de Reno et face à Reno High School. La hauteur du mur de soutènement varie de 3 à 18 pieds, soit environ 0,9 à 5,5 mètres. Ces variations permettent de comprendre la configuration du lieu autant que les dimensions de l’œuvre.

ABG Art Group, établi en Californie, a conçu la fresque avec les artistes Elliot Trent Thompson et Tsui-Xiao-Rui Sorell Raino-Tsui. Une équipe d’artistes l’a peinte. Selon le quotidien, la ville a retenu ce groupe parmi 57 candidatures venues de tout le pays, en choisissant des créateurs connaissant les grands projets de fresques communautaires.

La conseillère municipale Naomi Duerr a indiqué que ces hauts murs en béton avaient historiquement attiré les graffitis. Elle a également souligné l’importance du passage dans ce secteur. Ses propos éclairent la préoccupation de la ville pour une paroi visible dans les trajets ordinaires de nombreuses personnes. Ils ne permettent pas de conclure que la nouvelle œuvre a déjà été dégradée.

Le signalement passe par les services municipaux

L’équipe municipale chargée des arts et de la culture intervient directement sur les graffitis touchant l’art public, indique le journal. Les habitants peuvent les signaler à Reno Direct au 775-334-4636 ou utiliser le dispositif municipal en ligne. Les responsables ont précisé que les artistes avaient laissé des matériaux supplémentaires ainsi que les caractéristiques des peintures pour les réparations.

Ces dispositions concernent deux étapes différentes de l’entretien. La recherche d’un revêtement adapté relève de la prévention. Les matériaux conservés et les références de peinture préparent une éventuelle réparation. Disposer de ces éléments ne signifie donc pas que le traitement protecteur a été appliqué.

Pour une personne qui observe une dégradation, le canal municipal offre un moyen de transmettre l’information à l’équipe responsable de l’œuvre. Le reportage ne propose aucune intervention de nettoyage ou de peinture à réaliser par les visiteurs. La prise en charge relève des services identifiés par la ville.

Le suivi d’une fresque peut ainsi porter sur sa condition autant que sur son image. Une inauguration rend une œuvre publique visible, mais elle ne clôt pas les questions de conservation. À California Avenue, le tableau décrit par le journal associe une peinture achevée à une difficulté matérielle encore en cours d’examen.

Une recette hôtelière a financé la commande

La fresque a été financée par des recettes de taxe sur les nuitées affectées au budget de l’exercice 2025. Le conseil municipal de Reno a approuvé la commande à ABG Art Group en mai 2025. Le Reno Gazette-Journal précise qu’il s’agissait d’une affectation spéciale, distincte du budget habituel de 2 % consacré à l’art public, ces recettes pouvant être réservées à des usages déterminés.

L’ordonnance municipale « 2% for Art » impose de consacrer à l’art public 2 % du coût total de construction de certains projets concernant les propriétés municipales et les parcs. Sur cette enveloppe artistique, 10 % alimentent un fonds destiné à l’entretien, à la conservation et aux services curatoriaux de la collection publique. Il ne s’agit donc pas de 10 % du coût total des travaux.

Le reportage ne précise ni le prix du traitement spécial ni son financement. Pour repérer la fresque, le point de référence est le mur de California Avenue situé face à Reno High School. Regarder les ondulations et les changements de hauteur avec la peinture permet de relier l’expérience du lieu au problème de protection. D’autres œuvres d’art urbain peuvent être recherchées sur la carte Wallscape.

Source : Reno Gazette-Journal

Voir l’original— Reno Gazette-Journal