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Murrysville : une fresque autorisée après trois ans

2026년 4월 20일 오후 11:340

L’autorisation permet au projet de passer à l’exécution

Christina Donahoe peut poursuivre son projet de fresque dans un passage sous la Route 22 à Murrysville, en Pennsylvanie, après une attente de près de trois ans. Selon le Pittsburgh Tribune-Review, le département des transports de Pennsylvanie, appelé PennDOT, a signé l’accord à la mi-mars 2026 et donné l’autorisation de procéder le 15 avril. Le site se trouve près de Cozy Inn Cut-Off et du Westmoreland Heritage Trail.

Cette étape concerne l’autorisation de réaliser l’œuvre. Le reportage n’annonce ni son achèvement ni une date d’inauguration. Pour les personnes qui souhaitent découvrir la fresque, les repères géographiques permettent de situer le projet, mais ne suffisent pas à établir qu’une peinture terminée est déjà visible. Aucun calendrier de présentation au public n’est fourni.

Des attaques personnelles ont déclenché la proposition

Donahoe a proposé de peindre le passage après y avoir découvert des inscriptions prenant une personne pour cible. Originaire d’Export et installée à Fort Walton Beach, en Floride, l’artiste avait remarqué les graffitis lors d’un retour dans sa région d’origine. Le prénom ou nom d’une fille accompagné d’un message explicite a retenu son attention. En examinant les murs, elle a trouvé d’autres inscriptions du même ordre.

L’artiste reconnaît la valeur du graffiti lorsqu’il procède d’une intention créative, tout en rappelant le caractère illégal d’une intervention sans autorisation. Elle comprend aussi que certains considèrent ce passage comme un espace d’expression. Elle a indiqué connaître les critiques suscitées sur les réseaux sociaux par son projet, notamment parmi les auteurs de graffitis et les personnes qui apprécient leurs œuvres.

Son objection porte sur les propos haineux, violents ou explicites dirigés contre quelqu’un. Pour qui suit l’art urbain, cette précision éclaire l’enjeu du recouvrement. Remplacer les marques présentes change les expressions qui restent visibles dans un lieu. Les réserves des amateurs de graffiti et la volonté déclarée de supprimer un support de harcèlement doivent donc être prises ensemble pour comprendre la transformation envisagée.

PennDOT a uniformisé son examen autour de la sécurité

La protection des artistes et des automobilistes a guidé la révision des procédures, a expliqué Emily Stambaugh, porte-parole de PennDOT, au quotidien. Elle a précisé que le département n’avait pas connaissance d’accidents de circulation liés à l’installation de fresques. Cette démarche ne permet donc pas de conclure que le projet de Murrysville, ou une réalisation antérieure, aurait causé un accident.

L’organisme a établi des directives et des étapes d’examen communes, en remplacement d’un fonctionnement jusque-là assez informel. La recherche de cohérence entre ses différents districts faisait également partie des objectifs annoncés. Le projet a pu avancer à l’issue de cette remise à plat du processus d’approbation.

Donahoe a soumis un dessin définitif à PennDOT pour validation, sans en révéler les détails au journal. Le public visé et l’intention générale sont connus, mais les motifs, les couleurs et la composition ne peuvent pas être décrits à partir du reportage. Le dossier montre ainsi que l’art sur une infrastructure routière dépend également des conditions encadrant sa réalisation.

La fresque doit prolonger l’expérience du sentier

Le projet cherche à accompagner le rapport à la nature des personnes qui empruntent le sentier. Donahoe a expliqué avoir conçu son travail en fonction de ces usagers. En 2022, elle avait déjà réalisé une grande fresque sur le bâtiment d’Export Floral tourné vers le Westmoreland Heritage Trail. L’intervention proposée pour le passage sous la route est de plus grande ampleur.

L’artiste a estimé sa dépense à environ 9 070 dollars et indiqué avoir déjà épargné les fonds nécessaires. En 2023, elle cherchait des donateurs dont les noms auraient pu être intégrés au dessin. Elle ne jugeait plus cette formule praticable avec la nouvelle procédure. Une collecte GoFundMe permet également aux personnes intéressées de contribuer à ses frais.

Une couche transparente de protection contre les graffitis doit être appliquée après l’achèvement, afin de rendre plus difficile l’adhérence de nouvelles marques. Le journal ne donne pas d’itinéraire précis pour les visiteurs. Les références disponibles restent le passage, la route et le sentier voisin. Suivre ce projet permet d’observer comment une paroi liée à la circulation peut être pensée pour les personnes venues parcourir un espace de nature. D’autres lieux d’art urbain sont à explorer sur la carte Wallscape.

Source : Pittsburgh Tribune-Review

Voir l’original— Pittsburgh Tribune-Review