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Scarborough rend hommage au muraliste Andrew « Rew » Nurse
Le muraliste Andrew « Rew » Nurse est salué à Scarborough pour une pratique qui associait peinture, vie locale et ateliers pour les jeunes. Dans un article publié le 28 octobre, Teesside Live rapporte que son fils Jordan avait annoncé son décès la veille sur le compte Facebook de son père. Nurse pratiquait le tatouage et le graffiti dans cette ville du North Yorkshire, au Royaume-Uni.
Les hommages décrivent des œuvres très différentes : peintures du souvenir, tirages destinés à une collecte de fonds et interventions sur les murs et les volets d’une école de danse. Ils permettent de lire le parcours d’un artiste à travers les personnes et les associations qui côtoyaient son travail.
Les peintures de Scarborough et le souvenir
Teesside Live cite notamment un grand coquelicot réalisé pour le jour du Souvenir, une œuvre dédiée aux victimes des attentats du 11 septembre et des peintures en mémoire d’amis proches. Le journal mentionne aussi des réalisations pour des écoles et des clubs locaux.
Ces sujets répondent à plusieurs formes de commémoration. Le coquelicot renvoie à une date collective, tandis qu’un hommage à un ami s’inscrit dans une relation personnelle.
Pour documenter l’art urbain, l’occasion d’une commande et son destinataire sont des informations utiles. Elles éclairent ce qu’une photographie peut laisser hors champ. Les travaux mentionnés dans les hommages à Nurse font ainsi apparaître des liens entre images commémoratives et lieux de la vie courante.
Les ateliers pour les jeunes, une autre forme de présence
Nurse animait également des ateliers de graffiti et d’art pour les jeunes. Dans son hommage, le collectif Dads Behaving Madly se souvient d’un homme qui encourageait les enfants et les jeunes adultes à reconnaître leurs capacités créatives, notamment lorsqu’ils manquaient de confiance.
Une peinture reste visible après le départ de son auteur ; un atelier se construit dans le temps passé avec d’autres personnes. Cette différence aide à comprendre pourquoi une pratique locale ne se résume pas à un inventaire de murs. Les témoignages sur Nurse ajoutent à ses réalisations les relations nouées pendant la création.
Un club de football et une école de danse
Scarborough Athletic FC a rappelé que Nurse soutenait le club avec sa famille. Le club a aussi indiqué qu’une collaboration récente autour de tirages en édition limitée avait permis de recueillir des fonds. Il a évoqué ses peintures liées au football, visibles dans la ville.
L’école TLC Dance a décrit des interventions sur son propre bâtiment. Nurse avait peint son logo sur un mur du studio et travaillé sur les volets extérieurs. L’école a expliqué que ces œuvres continueraient d’accueillir les danseurs et resteraient associées à ses locaux.
Ces exemples concernent des espaces où l’on revient : pour soutenir une équipe ou participer à un cours. Un logo et une peinture de club peuvent être modestes dans un catalogue, mais leur usage quotidien occupe une place précise dans les hommages. La parole des commanditaires renseigne ici sur la façon dont les œuvres étaient vécues.
Ce que la famille a annoncé
Jordan a décrit un père affectueux et indiqué que la famille prenait du temps pour se souvenir.
Les témoignages de Scarborough dessinent plusieurs points d’entrée dans le travail de Nurse : mémoire, pratique artistique avec les jeunes et commandes pour des structures locales. En découvrant d’autres œuvres sur la carte Wallscape, on peut également s’interroger sur leurs destinataires et les usages du lieu. Ces éléments font partie de l’histoire d’une peinture, au même titre que son image.