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Victoria étudiera des restrictions sur la peinture aérosol

2026년 5월 22일 오후 11:530

Le vote porte sur une étude des mesures possibles

Le conseil municipal de Victoria, au Canada, a adopté une motion demandant aux services municipaux d’examiner des moyens de réduire les graffitis. Dans son reportage publié par CHEK News le 21 mai 2026, Laura Brougham fait état de six voix pour et deux contre. Les conseillers Jeremy Caradonna et Matt Dell se sont opposés au texte. La conseillère Krista Loughton était absente.

Le conseiller Stephen Hammond a proposé d’étudier plusieurs pistes : limiter les ventes de peinture aérosol aux mineurs, sécuriser le stockage en magasin ou réserver l’accès aux produits au personnel, ainsi que développer l’éducation et le contrôle. Le vote fait avancer cet examen. Il ne signifie pas que de nouvelles conditions d’achat sont entrées en vigueur.

La facture de 472 000 dollars motive les partisans

La ville de Victoria a consacré 472 000 dollars canadiens au problème des graffitis en 2025, selon CHEK News. Dans un reportage de mai 2026, la référence à l’année précédente désigne bien 2025. Ce montant mesure une dépense municipale. Il ne renseigne ni sur l’âge des personnes à l’origine des inscriptions ni sur l’efficacité attendue d’une restriction commerciale.

Le conseiller Chris Coleman a soutenu la démarche en raison du coût du nettoyage. Il a estimé que cet argent pourrait répondre à d’autres besoins et s’est prononcé pour limiter les tags et les fresques réalisés sans autorisation. Son évocation d’environ 500 000 dollars par an constitue un arrondi dans le débat, pas une dépense supplémentaire à additionner au chiffre du reportage.

Hammond a lui-même reconnu que sa proposition ne réglerait pas tout. La motion relève que des acheteurs pourraient se procurer de la peinture dans les municipalités voisines. Son auteur espérait néanmoins que des mesures efficaces à Victoria puissent inciter d’autres communes à suivre une voie comparable. L’existence de cette limite fait donc partie de la proposition rapportée.

Les opposants contestent la charge de travail et le ciblage

Les deux votes défavorables renvoient à des réserves différentes sur la pertinence de la démarche. Caradonna a reconnu le problème des graffitis, tout en doutant que cette piste apporte une solution. Il a souligné la charge déjà importante des services municipaux et le risque de consacrer beaucoup de travail à une réglementation sans résultat tangible.

Dell a interrogé le bien-fondé d’une limitation des ventes aux mineurs. Selon CHEK News, il a rappelé que de nombreux artistes de Victoria réalisant des fresques et issus de la culture graffiti sont des adultes dans la vingtaine ou la trentaine. Son intervention remet en question l’hypothèse qui consiste à cibler les plus jeunes.

Cette remarque ne désigne pas ces artistes comme responsables de peintures non autorisées. Elle ne permet pas davantage de leur attribuer la facture municipale. Pour comprendre le désaccord, il faut distinguer l’origine culturelle d’une pratique, l’âge de ses acteurs et les conditions de réalisation d’une œuvre particulière.

L’autorisation reste essentielle pour lire l’art urbain

Pour les personnes qui suivent les fresques et l’art public, le débat invite à distinguer un matériau de l’autorisation d’utiliser un mur. Les liens entre artistes muralistes et culture graffiti évoqués par Dell montrent une proximité entre pratiques. Ils ne permettent pas de qualifier tous les graffitis d’œuvres autorisées, ni toutes les fresques d’interventions sans accord.

Coleman visait explicitement les réalisations non autorisées. Rapprocher cette position des interrogations de Dell sur l’âge aide à comprendre ce que chaque élu discutait. Employer de la peinture aérosol ne suffit pas à décrire le contexte d’une création. De même, une somme globale consacrée au nettoyage ne donne pas la liste des œuvres effacées.

Le reportage ne fournit ni adresse de fresque à visiter, ni parcours artistique, ni emplacement de mur où peindre légalement. Le vote ne constitue donc pas l’annonce d’un nouvel espace de création. Avant une visite, mieux vaut vérifier la localisation et les conditions d’accès ; peindre demande une autorisation adaptée. Pour repérer des œuvres à proximité, consultez la carte de Wallscape.

Source : CHEK News

Voir l’original— CHEK News