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Quatre amis du graffiti se retrouvent à Evanston

2026년 7월 18일 오후 11:440

Quatre amis ont repris les bombes ensemble en juillet

Quatre amis ayant grandi en faisant du graffiti à Evanston, dans l’Illinois, se sont retrouvés début juillet 2026 pour une réalisation autorisée. D’après le Chicago Sun-Times du 17 juillet, Garrett Munski, Ole Flores, Alex Mendoza et Jordan Nickel ont peint chacun un panneau sur un mur de Green Bay Road, au croisement de Simpson Street.

Leur histoire commune remonte aux années 1990 et au début des années 2000. Ils inscrivaient alors leurs signatures sur des murs, des viaducs et dans des passages inférieurs de la ville. Leurs métiers les ont ensuite conduits dans des directions différentes. Nickel a construit une carrière artistique sous le nom de POSE. Munski est devenu mécanicien, Flores expert-comptable, et Mendoza possède une entreprise d’enseignes.

Des morceaux de Johnny Cash et de Buena Vista Social Club accompagnaient la séance. Les panneaux individuels réunissaient ainsi des personnes dont les journées ne se ressemblent plus. Pour les amateurs d’art urbain, cette juxtaposition permet de regarder les contributions séparément tout en gardant à l’esprit la pratique qui avait lié leurs auteurs dans leur jeunesse.

Le prénom Eva inscrit une mémoire familiale dans le mur

Flores a intégré le prénom de sa mère, Eva, dans un lettrage évoquant la gravure sur verre. Selon le Chicago Sun-Times, elle avait exercé ce métier près du lieu de réalisation et était décédée en 2025. Ce détail relie son panneau à une personne et à une activité associées au quartier.

Né et élevé à Evanston, Flores est revenu d’une banlieue voisine pour participer. Enfant, il regardait peindre Nickel, de quelques années son aîné. Il n’avait lui-même plus peint de mur depuis 20 ans. Sa contribution correspond donc à la reprise d’une pratique ancienne autant qu’à un hommage à sa mère.

Mendoza, lui, peint et fabrique presque chaque jour dans le cadre de son entreprise d’enseignes. Il a néanmoins distingué son métier de cette expérience artistique entre amis de longue date. Nickel a également présenté la séance comme une pause dans son travail. Il se souvenait du bus qui l’emmenait sur Green Bay Road, tandis que des proches et d’anciens amis venaient les saluer pendant la réalisation.

Le mur de pratique devait ouvrir dans un second temps

La réalisation des quatre amis précédait l’ouverture prévue d’un mur où le graffiti serait permis, plus tard durant l’été 2026. Cet espace devait se trouver au revers de la même paroi, face à un terrain vacant envahi par la végétation. La peinture collective et le futur support de pratique avaient donc des fonctions distinctes.

Le projet a bénéficié du soutien de Bobby Burns, élu du 5e district d’Evanston, ainsi que de Lea Pinsky et Dustin Harris, d’Art Encounter. Pinsky et Harris ont réuni les artistes et présenté la proposition au conseil des arts de la ville. Burns a soutenu son implantation sur un mur de son district.

Munski souhaitait que les enfants puissent y apprendre à peindre en sécurité, sortir et bouger. Son propos souligne le rôle du support dans l’apprentissage : il faut pouvoir essayer pour développer sa technique. Pour qui suit la culture du graffiti, l’intérêt du projet dépasse ainsi la seule peinture achevée. Il concerne aussi la place que la ville peut donner aux premiers essais d’une nouvelle génération.

Le croisement de Green Bay Road situe la réalisation

Le croisement de Green Bay Road et Simpson Street constitue le repère donné pour voir la peinture des quatre amis. Observer les lettres et les ombres de chaque panneau permet de comparer leurs contributions. Repérer le prénom Eva apporte une clé de lecture précise au travail de Flores, en reliant les formes à son souvenir familial.

Nickel a raconté au Chicago Sun-Times que des passants saluaient les peintres ou klaxonnaient. Il a opposé ces réactions à ce qui, selon lui, se serait produit en 1993 : une arrestation pour une activité semblable. Cette comparaison relève de son expérience personnelle. Le travail réalisé en juillet disposait bien d’une autorisation.

À la date de consultation du 18 juillet, le reportage ne donnait ni jour exact d’ouverture, ni horaires, ni modalités de participation pour le futur mur de pratique. Une visite pour regarder les panneaux devait donc être distinguée d’un déplacement pour peindre sur l’autre face. L’ouverture de cet espace restait annoncée pour la suite de l’été.

Le lieu associe des retrouvailles, la mémoire d’une mère et un projet destiné aux jeunes qui souhaitent apprendre. Ces éléments offrent plusieurs façons de lire une même paroi : par les formes peintes, mais aussi par les liens locaux qui ont rendu la réalisation possible.

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Source : Chicago Sun-Times

Voir l’original— Chicago Sun-Times